CirCa regulary shows the works of French and other European artists.
Works on paper tank / Curator : Délia Curro
Opening on friday may 4th at 7 PM.
Depuis plus de six siècles, dans certains villages de la plaine du Mithila au nord-est de l'Inde, de merveilleuses peintures ornent les murs en torchis des simples demeures paysannes aux toits de paille. Ces tatouages constituent l'origine des peintures godana.
Les tatouages sont à l'origine des ornements destinés à détourner le mauvais oil et à s'attirer les grâces des dieux. Marques claniques et tribales dont les zones rurales conservent la pratique, ce sont les bijoux du pauvre.
Au cours des années 70 et 80, les harijan (« enfants de Dieu », terme crée par Gandhi pour remplacer celui d'intouchable), créèrent leur propre style, le style godana (« tatouage »), et se mirent à explorer de nouveaux horizons créatifs.
Les ouvres sont réalisées à l'encre sur papier cuve préalablement enduit d'un lavis de bouse de vache, parfois à l'aide d'un bambou taillé en pointe, parfois à la plume. Parallèlement à la sobriété de l'encre noire, il existe aussi une variante de peintures utilisant des couleurs naturelles (écorces, baies, feuilles, fleurs).
Il est fascinant lorsque l'on s'intéresse à cet art séculaire de constater sa vitalité et sa hardiesse. La peinture Mithila prouve que la tradition peut s'adapter et générer des inspirations nouvelles tout en ouvrant quantité de perspectives insoupçonnées.
Delia Curro
Oils on canevas
Opening on friday march 30th at 7 PM.
Forces en puissance, acrylics on canevas
Opening on Friday january 27th at 7 PM.
Lorsque que l´on regarde une ouvre de Geormillet, on perçoit tout de suite que quelque chose est peint en dessous,
quelque chose dont la trace a été minutieusement préservée bien que la lisibilité en soit, le plus souvent, fugitive.
Geormillet, peint sa mémoire des fresques italiennes, sa sensibilité pour un feuillage, son envie pour des oiseaux,
toutes ces choses qui sont toujours sous la peinture. Curieusement, du moins dans les toutes premières expériences,
ce n´est qu´après avoir perçu ces traces d´une peinture en dessous que l´on regarde vraiment le dessus:
d´autres traces, à première vue plus ordonnées, réalisées par l´impression d´une même forme, généralement carrée, enduite de peinture,
le plus souvent blanche. Brusquement , on découvre l´ensemble, l´hypothèse pour le regard de tout voir en même temps,
de tout situer dans le même plan du tableau, même si, d´un tableau à l´autre, la distance entre le dessus et le dessous,
l´épaisseur de l´espace implicitement suggéré, sont variables..
Jean-Philippe Vienne
XXXVI chants d’ailes, acrylique sur toile
Opening friday 18 february , 19 PM.
Suites et variations de Jean-Blaise PICHERAL, acrylique sur papier, Série de 83 œuvres
Opening friday 8 october, 19 PM.
Mem has several meanings. Mem means in French "read-only memory (ROM)", as opposed to the "random access memory (RAM)" of the computer, while in science, Mem (Maternal-Embryonic) is the name of a medical experiment on genetics and fertility. In Hebrew, Mem or the letter M symbolizes the Interior, water, material and mother.
Mireille Loup works about the woman-mother, the relation to procreation. Ode, suffering, birth, exaltation.
A majestic woman and a boy of two years old evolve in the rules of the golden section, inside of sets of a great pictoriality. Woman is tied, with the approach of the storm, an Odalisque lying on the lands of a diptych, a fall or a biblical flight amid clouds. We remember, seeing these iconographic images, to The Tempest by Giorgione, or to Et in Arcadia Ego by Poussin.
But Mireille Loup remakes and undoes history. She bounces off the references and fractures them. A task of blood, covered with hundreds of ladybugs, is flooding the draped robe; a solid blue on the image shatters the harmony of the composition. Among these photographic stagings, some white still-lives, barely legible as they are clear, break the unity of the work. One of them is entitled Angels' square , another entitled what the water has wrested from me makes reference to the painting of Frida Khalo, Lo que el agua me ha dado
At the manner of art books, the scenographic device shows photos of large sizes sometimes accompanied by Focus, details of the work enlarged. In a separate room, two videos are released repeatedly. "Aesthetically, the videos make reference to the extremely white shroud like images that accompany them. They evoke two preconditions for a child to flourish, the focus of considerable medical and sociological research, especially among premature births and orphans: the need for food; and the need for love."
This veiled woman, draped in traditional postures becomes a contemporary Mater Dolorosa. Mireille Loup talks about this journey of birth, with rage and poetry, in a device to see to hear, but also to read. Because she wrote on this theme too, with a child book "Como and the Lady" and a novel "The Little Baron."
Mem is supported by Galerie Magda Danysz (Paris), Brandt Gallery (Amsterdam), Les Photographiques (Le Mans, Fr), Malraux Museum (Le Havre, Fr), Voies Off (Arles, Fr) La Passerelle (Gap, Fr), Museo da Imagem (Braga).
Opening thursday july 8th at 7 PM.
Les matériaux mis en œuvre par Baran sont précaires : papier journal, papier cristal, herbe, feuille d’arbre, fil, colle, peinture vinyle, photocopie… La fragilité est présente et dans les matières et dans l’œuvre, jamais factice.
Fragilité poussée à bout.
Edward Baran
homenaje al negro
Jordi Cuxart
Grosse
Mireille Loup
« Même s'il m'arrive de heurter le pot de peinture avec le pinceau et ainsi faire une tache, même cela je crois que c'est un évènement important… »
Paul Coupille
Yuccas
Palmiers
Fougères
Bambous nains
Ficus
Orchidées...
nous occupent de l´intérieur.
Ils purifient l´air saturé de solvants,
cachent la drogue
et les lames de couteaux,
tiennent la chandelle à côté des
canapés en cuir de vachette
où s´activent les actrices pornos,
meublent notre imaginaire
Thibault Franc
La peinture, pour moi, est un rêve à partager avec mes semblables.
« l´Art ne veut ni influencer ni produire de l´effet, mais libérer de la vie, de toutes les choses qui pèsent sur l´homme, comme les luttes nationales, politiques ou économiques.
L´Art veut l´homme pur ...»
Kurt SCHWITTERS
Le temps de quelques clichés, j´ai proposé à chacun de s´installer à l´aube, au milieu de l´étang. Sans consigne particulière,
simplement être là, ici maintenant. Prendre la mesure de son être dans ce lieu unique*, et magique qui agit singulièrement comme un révélateur à nous même.
Là, presque seul, prendre le temps, bouger ou pas.
J´ai cherché à capter une vérité en chacun, figer ces instants où peuvent apparaître les liens complexes entre la force / fragilité des êtres et, une nature, absolue, miroir de notre présence au monde.
*l´étang du Vaccarès en Camargue
... l´humble féerie des apparences quotidiennes ...
Jean-Marie Dunoyer , Uzès 1994

Un travail subjectif sur les déséquilibres et l´équilibre psychologique d´une vie humaine. Les déséquilibres sont montrés du doigt dans notre société exigeante.
Pourtant l´équilibre fragile et rassurant ne balance-t-il pas entre une multitude de déséquilibres ?
La stabilité n´est qu´une impression. Mon travail porte un regard affectif sur ces déséquilibres qui nous entraînent vers la réaction et la remise en question alors que la tendance est aux autoroutes rectilignes.
Quelles sont nos limites dans cette bousculade ?
Où est l´équilibre ?
Mon travail invite à se pencher sur ces émotions, sur la mémoire et le mouvement des équilibres où la vie nous entraîne comme une danse.
La fragilité de la matière incarne celle de l´individu.
L´importance des mots choisis pour imprimer l´Histoire. Ils sont notre mémoire individuelle et collective.
Le papier ne s´oxyde pas, son vieillissement artificiel fige le temps. L´objet est renforcé mais conserve sa fragilité.
Cette image contradictoire est aussi celle des individus.
Les sculptures sont en papier journal mais leur aspect ne permet pas de l´identifier.
J´aime ce sens caché.
L´observateur a le choix de se laisser aller à la contemplation. Sa curiosité, seule, lui permettra de percevoir les subtilités. Ce choix se pose dans mon travail comme partout.
Franck Petit